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 Forum de Bamako

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julie
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MessageSujet: Forum de Bamako   Lun 22 Fév 2010 - 15:41

Forum de Bamako : QUESTIONNEMENT SUR LES CONSEQUENCES
DE LA PAC SUR L’AFRIQUE


Le nouvel instrument européen devrait avoir des retombées significatives pour les gros exportateurs africains, selon Philippe Vasseur

lundi 22 février 2010, par Bakary Coulibaly | L'Essor

Quelles seront les répercussions de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) pour l’Afrique ? Est-ce une chance ou un handicap ? Le nouvel instrument économique et politique européen s’inspire de la Politique agricole commune (PAC) mise en place à l’échelle de l’Union européenne en 1951 sur la base des mesures de contrôle des prix et de subventionnement visant à moderniser et développer l’agriculture. Il devrait entrer impérativement en vigueur le 1er décembre 2013 pour tous les Européens, a rappelé Philipe Vasseur un ancien ministre français de l’Agriculture, dans son analyse de la question au troisième jour du Forum de Bamako. Cette nouvelle politique est guidée par trois facteurs : les contraintes de l’Organisation mondiale du commerce, l’évolution budgétaire de l’Europe et les nouvelles exigences de l’opinion publique européenne qui milite désormais pour que la PAC soit utilisée pour tous les autres secteurs de l’économie et non seulement l’agriculture comme c’est le cas actuellement. Au début des années 1990, 91 % des soutiens à l’agriculture européenne étaient des soutiens directs aux prix ayant un effet de distorsion sur les échanges. Aujourd’hui, environ 65 % des dépenses agricoles européennes sont constituées d’aides directes aux agriculteurs, sans lien avec le prix ou le volume de production. En matière de subventions aux exportations, les restitutions ne représentent plus aujourd’hui que 12 % de la valeur totale des exportations agricoles européennes, contre 25 % en 1992. Entre 1995 et 2000, période de mise en œuvre des engagements de l’Uruguay Round, l’Union européenne a utilisé moins de 60 % des marges de manœuvre qui lui étaient accordées par les accords de Marrakech. Les subventions européennes sont accusées de fausser la concurrence entre les produits agricoles exportés par l’Union européenne et ceux des pays du Sud et d’affecter la sécurité alimentaire dans les pays africains où la production est axée sur une agriculture de rente. Le système actuel des aides à l’exportation était critiqué au niveau international par les Etats-Unis et les pays du Sud en raison de la chute des prix mondiaux qu’il induit. La critique émanait également de certains pays européens comme l’Angleterre en raison du coût budgétaire d’une telle politique. En 2005, le budget destiné à la PAC représentait en effet 46 % des dépenses annuelles de l’Union, soit environ 50 milliards d’euros par an. Les nouvelles exigences de l’OMC feront que, l’Union européenne laissera son marché agricole ouvert aux pays les moins avancés (PMA), sans taxer les marchandises importées et sans restriction de quantité. L’un des autres effets négatifs de ce découplage pourrait être une relocalisation des productions en fonction des avantages comparatifs des régions. Dans les zones difficiles, la possibilité de percevoir des aides sans être obligé de produire, mais simplement d’assurer un entretien des terres primées, risquerait de favoriser la déprise agricole. À l’inverse, les productions rentables pourraient se concentrer dans les zones les plus favorables. Les réformes de la PAC font donc tendre le secteur agricole vers un secteur économique banal, ouvert à la concurrence. La nouvelle politique commune agricole procédera à la suppression des subventions à l’exportation à partir de 2014. Conséquence : la part du budget européen à l’agriculture va décroître. Philippe Vasseur assure que la nouvelle approche européenne aura des retombées bénéfiques pour l’Afrique notamment pour les gros exportateurs agricoles des pays du Sud comme le Brésil, ceux qui sont exportateurs de café et de cacao d’Afrique et de bananes d’Amérique latine. Mais comme l’a expliqué Philippe Vasseur, si l’UE doit évaluer l’impact de ses exportations sur la sécurité alimentaire des populations du Sud, il est indispensable que les pays en développement puissent exercer leur souveraineté alimentaire grâce à des outils de protection de leurs marchés. Les règles de l’Organisation mondiale du commerce doivent ainsi être revues en profondeur, ainsi que, par exemple, les Accords de partenariat économique que l’Union européenne veut faire signer aux 77 pays d’Afrique des Caraïbes et du Pacifique.
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