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 La Phytothérapie

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julie
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MessageSujet: La Phytothérapie   Sam 20 Fév 2010 - 10:58

La Phytothérapie, l’une des plus anciennes médecines a encore de beaux jours devant elle

Chez nombres de peuples africains, la santé est liée à l’usage des plantes. Ces dernières remplacent très souvent les médicaments et les vaccins et l’on a recours à elles pour soigner des maladies aussi complexes que les hépatites ou l’asthme. La médecine par les plantes a l’avantage de ne pas coûter cher et, présente peu de danger lorsqu’on l’utilise à bon escient.

Et l’habitude devenant une seconde nature, les gens préfère toujours s’adresser aux tradipraticiens au lieu de se faire hospitaliser en cas d’urgence.

Qu’est-ce que la phytothérapie ?

La phytothérapie, comme son nom l’indique, consiste à se soigner par les plantes. Comme beaucoup de thérapies alternatives, c’est une thérapie globale prenant en compte l’homme dans son contexte social et culturel. Le phytothérapeute ne va pas traiter un symptôme mais va d’abord essayer de comprendre pourquoi l’homme est malade. La maladie n’arrive pas sans raison, c’est un signe que quelque chose ne va pas dans sa manière de vivre, de se nourrir, de s’occuper de soi,... L’abus de nourriture, de médicaments, les excès ou les manques de toute sorte sont causes de dysfonctionnement puis de maladies. Un des objectifs du phytothérapeute sera de traiter le malade afin de lui permettre de retrouver la santé et surtout d’éviter le retour de la maladie.

Les plantes sont au cœur de la médecine d’aujourd’hui !

Notons qu’en Chine la pharmacopée fait appel aujourd’hui à un peu plus de 20.000 végétaux. Dans les montagnes d’Amazonie, on a découvert près de 9500 espèces végétales, dont 40% ne sont pas connus dans le reste du monde. La phytothérapie utilise plus de 3000 plantes. Cet inventaire chiffré a pour seul but de rappeler que la phytothérapie est une des plus anciennes médecines du monde. De nombreuses civilisations ont étudié les plantes afin de connaître leurs vertus thérapeutiques. Cette connaissance empirique s’est transmise de génération en génération. Aujourd’hui, 80% des habitants de la planète ne se soigne que par les médecines traditionnelles et l’Organisation de la Santé encourage les gouvernements à développer le recours à la phytothérapie, afin de ne pas laisser s’étioler des connaissances ancestrales.

Les plantes, un socle sur lequel repose la pharmacopée moderne !

Directement utilisées pour en extraire les principes actifs ou servant de modèles à la fabrication de modèles à la fabrication de molécules chimiques, les plantes constituent le socle sur lequel repose la pharmacopée moderne. 1200 plantes sont inscrites à la pharmacopée française et 75% des médicaments chimiques consommés en Occident sont fabriqués à partir de plantes. C’est les cas du pavot à l’origine de la caféine et de la morphine. L’if, autrefois utilisé pour fabriquer un poison, a permis la découverte d’un anticancéreux, le taxol. Dans le même ordre d’idées, la racine de fagara Zanthoxyloides déposée dans du sang a permis à ce dernier de rester rouge très longtemps. On en déduisit que la plante devait empêcher l’hémolyse des globules rouges. Les principes actifs responsables de l’action antidrépanocytaire sont des acides dont le principal est l’acide hydroxymethyl-benzoique et aussi le zanthoxylol. Notons aussi que certains des nouveaux médicaments chimiothérapiques, parmi les meilleurs, proviennent d’ailleurs de plantes : l’étoposide est tiré de la podophylle pour soigner le cancer des testicules et le cancer bronchique à petites cellules ; la vinblastine et la vincristine, toutes deux tirées de la pervenche de Madagascar et servent à traiter la maladie de Hodgkin, la leucémie et l’hématosarcome. Les plantes occupent donc bien une place de choix dans la médecine d’aujourd’hui ! Toutefois, l’utilisation directe délaissée au profit des médicaments chimiques. La phytothérapie est aujourd’hui exclue de l’enseignement médical même si elle est officiellement reconnue par l’Académie de Médecine depuis 1987 et fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques qui attentent son efficacité.

La plante agit grâce à la multiplicité de ses composantes !

Les composés actifs de nombreux médicaments actuels trouvent également leurs racines dans la phytothérapie. Mais à la grande différence des médicaments allopathiques, la phytothérapie utilise la plante entière, ce qui est capital pour l’efficacité du traitement. La plante agit en effet grâce à la multiplicité de ses composants. Ses différents principes actifs peuvent se potentialiser et/ou agir en synergie : on constate pour de nombreuses plantes que seule l’association de tous les principes actifs de la plante apporte l’effet global de la plante et qu’il n’est pas possible de retrouver cet effet dans un seul des principes actifs. Les médicaments allopathiques basés sur un seul principe actif doivent être pris avec une posologie beaucoup plus importante qu’en utilisant la plante entière pour retrouver un effet similaire. Ceci n’est cependant pas anodin car ces fortes doses conduisent aux effets secondaires rencontrés très souvent avec ce genre de médicaments. L’association de différentes plantes peut également, par synergie et/ou potentialisation, augmenter encore l’efficacité d’un traitement.

L’histoire de l’aspirine

Au 17e siècle, un pasteur anglais se mit à la recherche d’un remède moins coûteux que l’écorce de quinine, que l’on utilisait alors pour traiter le paludisme et d’autres fièvres. Il s’aperçut que l’écorce de saule avait un goût tout aussi amer. Il décida alors d’en faire l’essai. Le saule s’avérait un excellent antalgique et antipyrétique (ou fébrifuge), et son utilisation s’étendit à l’ensemble de la Grande Bretagne, de l’Europe et des Amériques. Son principe actif, la salicine, fut isolé en 1830 et la société Bayer, ayant quelque peu manipulé la salicine, finit par créer l’aspirine. Commercialisée au cours des années 1890, la nouvelle aspirine Bayer devint très rapidement l’un des médicaments les plus utilisés dans le monde entier. Par contre rien ne vous empêche aujourd’hui d’avoir recours à l’écorce de saule.

Les plantes et les médicaments chimiques agissent-ils de la même façon ?

En fat, ils n’agissent pas de la même façon. Une plante contient généralement de très nombreux principes actifs qui permettent de traiter le patient globalement. Le médicament chimique concentre un seul principe actif dans le but d’une action rapide, nette, ciblée. Toutefois, il faut savoir que bon nombre de nos médicaments modernes proviennent des plantes et renferme très souvent soit des extraits de plante soit des molécules végétales modifiées. C’est en effet au sein des végétaux que les chercheurs trouvent des substances actives. Par exemple, la digitaline, traitant l’insuffisance cardiaque, est issue de la digitale, une plante vivace qui fleurit l’été dans nos forêts.

Quels sont les modes d’utilisation de la plante ?

.L’infusion : plonger la plante dans l’eau bouillante. Eteindre le feu et laisser « infuser » de 5 à 15 minutes selon les plantes. Utilisée surtout pour les feuilles et les fleurs

• La décoction : mettre la plante dans l’eau froide. Porter à ébullition. A ce moment, poursuivre l’ébullition de 5 à 15 minutes. Utilisée surtout pour les écorces et les racines mais aussi pour les tiges.

• La macération : mettre la plante dans un solvant froid (eau, vin, alcool, huile) pendant une période pouvant aller de quelques heures à quelques semaines afin d’en retirer les principes solubles

• Les poudres végétales : obtenues par pulvérisation de la plante sèche. Elles peuvent être absorbées telles quelles ou sous forme de gélules.

On voit au travers de tout ceci que la phytothérapie est une science complexe et qu’il est préférable de consulter un phytothérapeute professionnel afin d’obtenir les meilleures chances de succès. Enfin, il est important de noter que la phytothérapie ne s’oppose pas aux autres thérapies. Elle peut par exemple augmenter l’efficacité d’un traitement homéopathique ou atténuer les effets secondaires d’un antibiotique.

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute : web : interro_liens_callback
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