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 SYMPOSIUM. "Calebasse et modernité africaine’’.

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julie
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MessageSujet: SYMPOSIUM. "Calebasse et modernité africaine’’.   Dim 20 Déc 2009 - 20:53

Des universitaires livrent les secrets profonds du vieux récipient

dimanche 20 décembre 2009


Ziguinchor, 19 déc (APS) – L’historien guinéen, le professeur Djibril Tamsir Niane, a appelé samedi à Ziguinchor (sud) les populations à reconsidérer la ’’dimension économique’’ de la calebasse et de réhabiliter cet outil africain.





‘’Il s’agit, a souligné M. Niane, d’aller plus loin, de pousser la réflexion et la recherche sur cet outil africain et le mettre en lumière, dans sa dimension économique’’.

Djibril Tamsir Niane s’exprimait à l’ouverture d’un symposium organisé en marge du festival Kom-kom, à Ziguinchor, sur le thème : ’’calebasse et modernité africaine’’.

M. Niane, président du comité scientifique chargé de réfléchir sur la calebasse, a estimé que cet outil est, plus qu’un simple récipient, un objet culturel sur lequel reposent plusieurs aspects de développement économique.

La 2-ème édition du festival qui doit durer deux jours regroupe des spécialistes et des artistes sénégalais et africains travaillant autour de ce matériau.

‘’Combien de milliards les artistes, dans l’Hexagone et ailleurs, brassent ils dans le milieu du showbiz international ?’’, s’est interrogé M. Niane, précisant qu’il faut se rendre compte de ’’tout ce que nous pouvons tirer de la culture comme facteur de développement’’.

‘’Nous avons la ferme intention d’aller plus loin dans la recherche et la réflexion pour non seulement pérenniser le festival, a-t-il dit, mais aussi travailler sur tous ses contours en tant que facteur de développement économique’’.

Pour le directeur du centre culturel régional de Ziguinchor, Oumar Badiane, le choix de Ziguinchor pour abriter ce festival est ‘’pertinent’’.

‘’Parce que, c’est une ville cosmopolite, qui représente l’Afrique. C’est aussi parce que c’est un peuple de la calebasse dans toute sa diversité’’, a expliqué M. Badiane, qui representait le gouverneur à ce festival.

Selon lui, toutes les communautés culturelles de la région de Ziguinchor utilisent la calebasse. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, la réflexion que mènera le comité scientifique du symposium permettra de s’orienter sur toute la dimension économique de la calebasse.

Cette réflexion permettra aussi de ’’voir ce qu’on peut faire avec cet instrument particulier de notre patrimoine pour travailler à une promotion économique durable, promouvoir les artistes et faire de sorte que ces derniers et ceux qui y travaillent puissent gagner leur pain avec’’, a commenté le directeur du centre culturel.

La réflexion sur la calebasse doit, a-t-il encore dit, produire ’’une connaissance plus approfondie de ce matériau et à ce qu’il peut apporter dans la construction de la civilisation universelle’’.

LTF/ESF
Un universitaire énumère les rôles de la calebasse en pays mandingue +++ Abdoulaye Iba Faye+++

Ziguinchor, 19 déc (APS) – L’universitaire sénégalais Hamadou Bouya Koutoudio a dépeint samedi la calebasse comme ’’un œuf primitif’’ à partir duquel ’’toutes les essences sont sorties’’, précisant que cette représentation est d’orgine mandingue.

‘’La calebasse rappelle un peu, du point de vue conformation, cet œuf-là. C’est la raison pour laquelle dans le milieu mandingue, surtout dans le Pakao-Gabou, les choses mystiques se gardent dans une calebasse’’ a dit M. Koutoudio.

Membre du comité scientifique du festival Kom-Kom 2009 de Ziguinchor, M. Koutoudio, enseignant à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, s’exprimait en marge d’un symposium sur le thème : ‘’calebasse et modernité africaine’’.

Selon lui, du point de vue culturel, la calebasse est un instrument ’’emblématique’’ de l’ensemble des peuples négro-africains.

A sa connaissance, a-t-il précisé, il n’existe pas de peuple africain qui n’utilise pas la calebasse, ‘’non pas pour des besoins nutritifs, mais aussi pour des besoins culturels’’.

‘’J’en veux pour exemple la société mandingue à laquelle j’appartiens, où, quand il y a un mariage, tous les effets de la mariée sont rangés dans une grande calebasse’’, a expliqué M. Koutoudio.

‘’ A travers ce symbolisme, a-t-il ajouté, la calebasse étant une plante très productive, qui donne plusieurs fruits, c’est en quelque sorte pour que la mariée puisse, dans son ménage, avoir beaucoup d’enfants.’’

Malheureusement, a fait remarquer l’enseignant, la calebasse est en train de subir, comme les instruments traditionnels, les contrecoups de la modernité, d’où l’opportunité de tenir ce festival qui a pour ambition de réhabiliter ’’cet outil emblématique’’ du négro-africain.

‘’Il est même nécessaire, a ajouté M. Koutoudio, de faire quelque chose, d’autant plus que (...) si on réhabilitait la calebasse, cela permettrait d’éviter la menace du plastique’’.
La calebasse recèle des valeurs culturelles, médicales et économiques, selon un chercheur



Ziguinchor, 20 déc (APS) - La calebasse est porteuse de vertus culturelles, médicales et économiques, a relevé dimanche à Ziguinchor (sud) le chercheur burkinabé Alain Joseph Sissao.

‘’La calebasse est une plante dont on a démontré toutes les vertus à travers les approches culturelles, médicales et économiques’’, a souligné M. Sissao, maître de recherches au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) du Burkina Faso.

Il présentait une communication sur ce matériau, dimanche au 2-ème jour d’un symposium organisé à l’occasion de la 2-ème édition du festival Kom-koom axé sur la calebasse, ouvert samedi à Ziguinchor.

La famille des cucurbitacées, à laquelle appartient la calebasse, compte aujourd’hui à travers le monde environ 120 genres différents et plus de 800 espèces, a-t-il rappelé.

En plus des ses atouts cultureks, médicaux et économiques, a affirmé Alain Joseph Sissao, la calebasse est ’’rentrée de plus en plus dans le domaine de la modernité’’.

‘’C’est ainsi qu’au niveau de l’artisanat, la calebasse a pu être adaptée à la modernité par les artistes qui l’utilisent dans leur patchwork créatif’’’, a-t-il expliqué.

La calebasse, a-t-il rappelé, est également beaucoup utilisée dans la décoration des maisons et des monuments, mais aussi dans le processus de fabrication d’objets d’art, comme les fauteuils et les instruments de musique.

C’est pourquoi, a-t-il encore noté, des scientifiques tentent d’explorer tous les ’’domaines d’application et d’adaptation’’ de la calebasse dans les salons d’artisans comme le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), au Burkinabé, et le festival Kom-Kom de Ziguinchor.

‘’Ce qui fait de la calebasse, a-t-il poursuivi, un matériau de la modernité qui s’insère parfaitement dans tous les secteurs d’activité du design, de la sculpture, de la décoration et des objets culturels’’.

De plus, cette entrée de la calebasse dans la modernité fait de cet outil un élément incontournable entre tradition et modernité, a relevé le chercheur.

LTF/ESF
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